Elengy a partagé ses travaux innovants au LNG2026 à Doha
Elengy a participé à la 21ᵉ édition de la conférence internationale LNG2026, à Doha et a profité de cette occasion pour présenter une étude innovante menée en réponse à la demande d’un client : évaluer la faisabilité de la réception de GNL “ultra‑froid”, c’est‑à‑dire un GNL livré à des températures plus basses que les standards actuels, et présentant une teneur plus élevée en azote.
Le GNL conventionnel, composé majoritairement de méthane, présente une température d’équilibre proche de –160 °C. Avant liquéfaction, le gaz est purifié afin d’éliminer les impuretés et d’ajuster la composition. Or, avec le vieillissement la composition du gaz brut en tête de puits peut varier avec l’augmentation de la teneur en azote, rendant plus difficile le maintien des spécifications usuelles sans modifier les installations en amont.
L’azote se condensant à une température plus basse que le méthane, un gaz plus riche en azote nécessite une liquéfaction à plus basse température. Pour éviter des investissements complexes et coûteux, certains producteurs envisagent désormais de livrer du GNL plus froid, pouvant atteindre –165 °C avec jusqu’à 1,5 % mol d’azote.
Face à ces évolutions, Elengy a analysé la possibilité de recevoir ce GNL non conventionnel au terminal méthanier de Fos Cavaou. Les simulations démontrent notamment que le défi majeur est la condensation dans l’espace annulaire (espace entre la cuve interne et la cuve externe des réservoirs GNL).
Les réservoirs de GNL, constitués d’une paroi interne métallique, d’une isolation poreuse et d’une coque externe en béton, présentent une sensibilité particulière aux très basses températures. Lorsque du GNL à –165 °C est déchargé, la paroi interne peut descendre sous la température normale d’ébullition du méthane (–161,5 °C). Dans ce cas, le BOG présent dans l’espace annulaire peut se condenser, entraînant un risque potentiel pour l’intégrité de l’isolation et de la coque en béton.
Deux pistes d'atténuation ont été étudiées : réduire la pression dans le réservoir et injecter de l’azote dans l’espace annulaire. Cette dernière, prometteuse en théorie, permettrait de réduire la température de condensation du BOG. Cependant, atteindre la concentration d’azote nécessaire nécessiterait environ 10 jours d’injection continue, sans garantie de réussite en raison des mouvements de convection dans l’espace annulaire. À ce stade, l’incertitude demeure trop grande pour envisager cette solution opérationnellement.
En conclusion, cette étude approfondie démontre une nouvelle fois la capacité d’Elengy à écouter ses clients et à analyser en profondeur leurs besoins opérationnels. En explorant des scénarios techniques ambitieux et en évaluant des solutions innovantes, les équipes d’Elengy confirment leur volonté d’anticiper les évolutions du marché du GNL et de s’y adapter de manière proactive.
Même si la condensation annulaire constitue aujourd’hui un point bloquant, les travaux menés témoignent de la démarche d’amélioration continue d’Elengy et de son engagement à développer des solutions fiables, sûres et performantes. En poursuivant ces recherches et ces échanges avec les producteurs, Elengy continue d’accompagner la transformation du marché mondial du GNL, tout en garantissant la sécurité et l’intégrité de ses infrastructures.